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Le protocole de Kyoto prendra fin en 2012. Il y a donc urgence à redéfinir comment poursuivre la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Ce sera l'objectif principal de la conférence de Copenhague, qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009.

ARTE Reportage vous invite à découvrir les enjeux et les débats de ce sommet du climat.

En direct de Copenhague

Un « demi-succès » en forme d’échec quasi-total

Samedi 19 décembre, 14h30. La présidence de la 15ème conférences des parties prend officiellement acte de la déclaration finale arrachée aux forceps, faute de réel consensus entre les 193 nations réunies à Copenhague. Pour beaucoup, il s’agit d’un document vidé de toute substance, bien en deçà des espérances affichées et des exigences scientifiques pour juguler la hausse de la température mondiale dans une proportion raisonnable.

Un pas en avant pour les américains... un pas en arrière commentent les ONG.

Un pas en avant pour les américains... un pas en arrière commentent les ONG.

Certes, l’ambition commune de limiter cette hausse figure bien dans les trois pages de la déclaration mais l’objectif de réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre lui n’y figure plus. D’après les scientifiques du GIEC c’était tout simplement une obligation. Chacun campe donc sur les engagements pris individuellement sans aucune avancée. Ces promesses représentent une baisse de 8% à 12% des émissions à l’horizon 2012 alors que les recommandations des experts recommandent un minimum de 25% à 40% de baisse pour cette période.

Le programme REDD de lutte contre la déforestation, considéré comme l’avancée la plus significative par rapport au protocole de Kyoto qui n’avait pas pris en compte cette question cruciale est lui aussi reporté aux calendes grecques. Au niveau mondial, on sait pourtant que la disparition des forêts génère à peu près autant de CO2 que l’activité industrielle et le transport réunis.

La seule réelle avancée concerne l’aide financière aux pays pauvres pour l’adaptabilité au changement climatique qui atteindra 10 milliards de dollars par ans avec pour objectif de voir cette enveloppe gonfler sur le long terme pour atteindre 100 milliards de dollars de donation annuelle. Un élément significatif de la positions des pays industrialisés manifestement plus enclins à payer les pots cassés qu’à attaquer le problème à la source.

Le président Obama parle d’un accord « insuffisant » mais préfère voir dans cette déclaration un pas un avant pour des pays comme les Etats-Unis, la Chine, l’Inde ou l’Afrique du Sud qui pour la première fois s’engagent au côté de l’ensemble de la communauté internationale. Pour John Kerry il s’agit d’un instrument qui permettra de défendre une loi sur la réduction des émissions américaines devant le Sénat, un accord qui vient surtout mettre un terme aux « chamailleries » internationales. Même son de cloche en Europe où on se refuse à parler d’échec. « Ce n’est pas parfait », a admis jean-Louis Borloo le ministre de l’Ecologie qui ajoute « vraiment j’aurais préféré que tout le monde s’engage plus mais il ne faut pas non plus dire « qu’il ne s’est rien passé à Copenhague ».

L'ONU de Ban Ki Moon est-elle capable de mener de telles nécociations ?

L'ONU de Ban Ki Moon est-elle capable de mener de telles négociations ?

Du côté des pays en développement on est évidemment plus virulents. Leur représentant, le négociateur soudanais Lumumba Di-Aping, estime que « ce qui s’est produit confirme ce que nous pressentions : un accord imposé par les Etats-Unis ». Un accord synonyme de véritable fiasco pour les ONG. Pascal Husting, directeur de Greenpeace France, a dénoncé un « désastre », un « recul » par rapport à Kyoto, avec un projet d’accord ayant « la substance d’une brochure touristique ».

Sur la forme de ces débats, une question revient avec insistance : la grosse machine onusienne qui n’autorise quasiment que des décisions à l’unanimité est-elle bien l’instance adéquate pour mener cette ces discussions cruciales pour l’humanité ? En l’absence d’alternative crédible c’est toujours sous l’égide de l’ONU que le processus devrait se poursuivre à Bonn dans six mois et surtout à Mexico dans un an tout juste avec, tout le monde l’espère, un peu plus de courage politique de la part des participants.

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Damien Wanner

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Un commentaire pour „Un « demi-succès » en forme d’échec quasi-total“

  1. gglexpi dit :

    bonjour
    ils viennent tout simplement de placer un flingue sur la tempe de notre belle planète.
    Flingue, chargé et prêt a faire feu
    j ai peur pour l avenir.